Avant d’acheter…

Vous êtes intéressé(e) par la reprise d’une librairie-presse. Bonne idée ! Ce type de commerce s’appuie sur différentes familles de produits (presse, livres, loterie, tabac, confiserie, relais poste, Kiala, 3 Suisses…), ce qui lui confère une bonne inertie en matière de stabilité et d’attractivité.

Attention tout de même à faire le bon choix !

Il ne suffit pas de racheter la première librairie venue. Certains écueils méritent d’être évités :

>> une librairie trop petite limitera grandement son attractivité et son potentiel de diversification pour l’avenir.

>> une librairie trop bon marché ne vous donnera qu’un revenu limité, voire insuffisant, ce qui ne vous permettra ni de vivre dignement, ni de mobiliser des moyens suffisants pour investir, développer, aller de l’avant.

>> certains quartiers sont sociologiquement plus favorables au monde de la librairie.

N’achetez pas un « prix de vente »

Ne tombez pas dans le piège du « je veux du pas cher, parce que plus, je n’en ai pas les moyens ». Pensez potentiel. Potentiel de développement, et surtout potentiel de remboursement de votre prêt (qui dépend avant tout de la rentabilité de l’affaire achetée et non de vos moyens a priori. Attention à une posture de départ trop « petit joueur »).

Nous avons pu par exemple rembourser 2 500€ par mois, soit 180 000€ en bientôt 6 ans. Somme que nous capitalisons et que nous récupérerons à la revente. Enfin, pas tout à fait. Il vous faudra à la sortie vous acquitter d’un impôt sur la plus value (prix de vente – valeur résiduelle du fonds de commerce), soit + ou – 20 000€ d’impôts dans le cas présent. Au final donc, 160 000€ de capitalisation en 6 ans, sans compter bien évidemment votre revenu mensuel et l’épargne que vous parvenez à en tirer, en fonction de votre style de vie.

Bref, ce qui compte ce n’est pas le prix d’achat, mais le potentiel de développement et de remboursement de vos échéances.

Ne vous contentez pas non plus d’acheter un « bénéfice brut » supposé. Mais posez-vous la question du projet : que faire de ce point de vente ? Combien puis-je me payer ? Aurais-je les moyens de rémunérer un(e) salarié(e) afin de ne pas être d’astreinte 6 jours sur 7 et de ne pas avoir le nez dans le guidon ?

Vaut-il mieux limiter le montant à rembourser aux créanciers et se retrouver dans un commerce sans marge de manœuvre ou au contraire rembourser plus ou plus longtemps (sans pour autant que cela porte préjudice à l’équilibre économique), mais se retrouver à la tête d’un projet « à potentiel » ?

Notre point de vue après bientôt 6 ans d’expérience, c’est qu’il est préférable d’opter pour un fonds de commerce soit un peu plus cher, mais qui vous donnera les moyens de vivre et d’entreprendre dignement… et de capitaliser vos efforts à la sortie.

La vraie question, c’est donc l’apport personnel, qui conditionne le niveau de financement exigible.

N’hésitez pas à prendre contact avec nous pour en discuter, ou avec les personnes qui nous accompagnent dans la recherche de candidats, le montage et la recherche de financement pour l’acheteur, ainsi que dans les démarches administratives (administrations, fournisseurs, …). Au (0)475 23 01 64  avec la référence PP23.